Des actions décisives pour contrôler la qualité de l

2015-03-15 16:57:15

Des actions décisives pour contrôler la qualité de l'air en Afrique

Des actions rapides et décisives sont nécessaires pour contrôler la qualité de l'air dans les villes africaines, selon les experts.

Les participants qui ont pris part, le mois dernier (27 février), au premier dialogue Inde-Afrique sur la qualité de l'air et la mobilité, à Nairobi au Kenya, estiment que le manque de contrôle de la qualité de l'air en Afrique constitue un véritable danger la vie humaine.

« L'Afrique doit redoubler d'efforts en matière de prévention  de la qualité de l'air», a affirmé Anumita Roychowdhury, directrice exécutive du Centre pour la science et l'environnement (CSE, basé en Inde) qui a orgénisé le dialogue en collaboration avec Mesha, une des organisations de journalistes scientifiques actives au Kenya.

Selon elle, le contrôle  efficace de la qualité de l'air dans les pays du Sud fait défaut, aggravant le phénomène qui prend de l'ampleur avec l'urbanisation galopante des villes.

Elle a ajouté que le contrôle de la congestion des villes en Afrique tout comme en Inde, l'amélioration de la qualité de l'air urbain et la protection des pratiques de transports urbains durables constituent aujourd'hui des défis majeurs.

Danger pour la santé

La pollution de l'air est due à l'émission de particules ou de substances toxiques dans l'atmosphère  par les  usines, les véhicules, l'utilisation d'engrais chimique et de pesticides dans l'agriculture et de charbons de bois pour la cuisson des aliments.

Les études du CSE indiquent  que l'Afrique enregistre, chaque année, 176.000 décès dus à la  pollution de l'air.

D'après les estimations du Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE), les émissions de dioxyde de carbone causées par les transports ont augmenté, en une décennie, de 53,7 % entre 1990 et 2010 en Afrique.

En Afrique de l'Ouest, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS),  le taux de pollution atmosphérique  de nombreuses villes (Dakar, Lagos et Accra)  dépasse celui admise par les normes internationales.

En 2012,  la pollution de l'air a provoqué la mort prématurée de 7 millions de personnes à travers le monde.

Shem Wandiga, du département de Chimie de l'Université de Nairobi au Kenya indique que les polluants atmosphériques sont responsables de maladies respiratoires et des irritations de l'irritation des yeux, du cancer du poumon.

Mettre en place des systèmes de contrôle

L'Afrique respire l'air de très mauvaise qualité. C'est indéniable, la qualité de l'air sur ce continent est mauvaise. Face aux conséquences néfastes de la pollution de l'air sur la santé, l'environnement et sur le développement, les experts ont préconisé des mesures  de surveillance du phénomène

Roychowdhury exige la mise en place de systèmes de contrôle permanent et durable.

Pour elle, tout comme pour beaucoup d'experts, il est impératif de mettre en place des systèmes de contrôle et de suivi permanent de la qualité de l'air afin de disposer de données fiables pour des actions fortes contre le phénomène

De nombreux pays dans le monde disposent de dispositifs de surveillance de la qualité de l'air. Mais en Afrique, seule onze pays notamment le Sénégal et le Ghana disposent des outils de contrôle et de suivi de la qualité de l'air. Beaucoup de villes africaines n'ont  pas encore adopté les normes de qualité de l'air. Les gouvernants de certains pays prennent des mesures pour réduire la pollution de l'air. Mais les fruits ne tiennent souvent pas la promesse des fleurs faute d'actions adéquates et durables. Dans le même temps, la qualité de l'aire se détériorée au détriment de la santé des populations.

Christophe D. Assogba


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