Les chefs de file de lasanté mondiale du Canada, des États-Unis et du monde se réunissent à Montréal pour discuter de la progression de l'équité en santé au XXIe siècle.

2011-11-08 18:33:36

Les chefs de file de lasanté mondiale du Canada, des États-Unis et du monde se réunissent à Montréal pour discuter de la progression de l'équité en santé au XXIe siècle.
Plus de 1300 personnes provenant de 60 pays sont attendues à Montréal, au Canada, du 13 au 15 novembre, à l'occasion d'une rencontre organisée conjointement par trois grandes organisations universitaires nord-américaines de santé mondiale : la Société canadienne de santé internationale, le Consortium des universités pour la santé mondiale et le Consortium de l'éducation en santé mondiale. D'une durée de trois jours, la Conférence de santé mondiale 2011, dont le thème est la progression de l'équité en santé au XXIe siècle, réunira des chefs de file gouvernementaux du Canada, des É.-U. et d'ailleurs dans le monde, qui établissent les politiques de santé mondiale, ainsi que par des professeurs et des étudiants d'universités qui effectuent des travaux de recherche de pointe dans un spectre de disciplines en lien, ou non, avec la santé.
Ce rassemblement unique est conçu pour étudier à la fois les facteurs multiples et complexes qui influencent l'équité en matière de santé et pour faciliter la discussion à propos de solutions potentielles à certains des enjeux de santé mondiaux les plus urgents.
« Il n'a jamais été aussi important pour lesuniversités et les autres partenaires de la santé mondiale de s'unir pour se pencher sur la question de l'équité en santé dans le monde », a déclaré Timothy Brewer, M.D., MPH, coprésident de la Conférence de santé mondiale 2011 et directeur du programme de santé internationale à l'Université McGill. À cause de la crise économique mondiale, le financement accordé à la santé mondiale par les programmes gouvernementaux et les autres sources d'aide audéveloppement diminue, et cela menace la progression des programmes qui, partout dans le monde, s'efforcent de réduire les iniquités en santé dans certains des environnements les plus complexes. »
Au programme, six séances plénières, 36 séances en petits groupes, 14 ateliers et 500 affiches s'intéresseront à une grandevariété de sujets en lien avec la santé mondiale, notamment le changement climatique, l'éthique, les politiques, le génie et l'innovation, et les médias.
Le dimanche, les chefs de file des gouvernements des États-Unis et du Canada participeront à une séance intitulée : « Le rôle des gouvernements en santé mondiale » à l'occasion de laquelle ils parleront de l'influence de leurs organisations sur les politiques de santémondiale et sur leur implantation, notamment sous les aspects de la science, la défense et la sécurité. Lors de sa présentation intitulée Intégration des initiatives de conservation pour l'équité en santé, la sécurité environnementale et la prévention de conflits, Keith Martin, M.D., qui a été député fédéral pendant 17 ans, parlera du rôle essentiel des universités. L'ambassadeur Eric Goosby, M.D., qui a déjà occupé les fonctions de coordonnateur de SIDA mondial des États-Unis, dirigeant tous les efforts du gouvernement américain ciblant le VIH/SIDA, parlera du PEPFAR (plan d'urgence du président pour combattre le SIDA) et de l'incitation des gouvernements àfaire appel à la science pour sauver des vies.
Les présentateurs de la Conférence de santé mondiale 2011 ne sont pas tous des professionnels de la santé. Une des caractéristiques de la discipline de la santé mondiale est la multidisciplinarité des membres des corps professoral et étudiant qui traversent les frontières traditionnelles et s'associent à des ONG et à des agences gouvernementales pour mettre au point conjointement des solutions à des problèmes profondément enracinés. Cette communauté est par ailleurs fermement engagée à faire respecter les droits humains et à mieux comprendre les nombreux facteurs qui conduisent aux disparités en santé, celles-ci pouvant avoir pour conséquence la déstabilisation d'une communauté ou d'un pays tout entier.
Ainsi, parmi les représentants gouvernementaux participant au débat, les docteurs Martin et Goosby seront accompagnés du sénateur Roméo Dallaire, lieutenant-général des Forces armées canadiennes (à la retraite), qui était au commandement de la Mission d'assistance des NationsUnies pour le Rwanda (UNAMIR) en 1993. À ce titre, le général Dallaire et ses troupes ont été témoins de l'assassinat de plus de 800 000 Rwandais en à peine trois mois.
« Les États qui s'écroulent et les nations qui implosent donnent lieu à d'innombrables cas de violation des droits humains et constituent des creusets parfaits pour l'extrémisme et les pandémies », a déclaré monsieur Dallaire, dont la conférence s'intitule Les enfants soldats et les forces de sécurité : assurer la préparation adéquatepour le maintien de la paix. « L'utilisation des enfants comme soldats pour alimenter ces conflits demeure une source d'instabilité en plus de constituer un crime contre l'humanité. »
Le dimanche après-midi aura également lieu un débat sur la santé mondiale et les médias auquel participeront certains desmeilleurs journalistes et professionnels des communications du domaine de la santé œuvrant aujourd'hui en Amérique du Nord : Nancy Snyderman, des nouvelles de la chaîne NBC, Donald McNeil, Jr., du New York Times, André Picard, du Globe and Mail, et Dan Green, de la Fondation Bill et Melinda Gates.
Parmi les autres éminents conférenciers, signalons : Peter Singer, chef de la direction de Grands Défis Canada et administrateur du Centre McLaughlin-Rotman pour la santé mondiale, du Réseau de la santé universitaire et de l'Université de Toronto, qui parlera du rôle stratégique du Canada en santé mondiale.
Le lundi, la séance en petit groupe intitulée Effectuer des changements transformationnels grâce à des solutions simples permettra d'explorer pourquoi certaines idées novatrices réussissent alors que d'autres échouent, dans des environnements à ressources limitées. La liste de conférenciers comprend Maxim Budyansky, étudiant de Johns Hopkins qui faisait partie de l'équipe lauréate du Défi santé maternelle Faites une différence : Sauvez une vie (Be the Change: Save a Life Maternal Health Challenge<
http://abcnews.go.com/MillionMomsChallenge/GlobalHealth/save-life-maternal-health-challenge-johns-hopkins-students/story?id=13575157>), commandité par ABC News, l'Institut de santé mondiale Duke et la Fondation Lemelson. Monsieur Budyansky et son équipe de l'école de génie ont conçu un appareil de la taille d'un stylo qui peut aider à dépister les femmes enceintes et les nouveau-nés qui vivent dans des conditions qui menacent leur vie dans les pays en développement. L'équipe a passé plusieurs mois au Népal à tester sur place l'appareil avant de remporter le prix de 10 000 $. Cette séance s'ouvrira par la présentation des représentants de USAID et de la National Collegiate Innovators and Inventors Alliance, qui parleront de la perspective des bailleurs de fonds, et se poursuivra avec celle des représentants des entreprises frogdesign et GE, qui parleront de la conception de produits.
Des 1200 personnes attendues à la conférence, 450 seront des étudiants des universités américaines et canadiennes. Le nombre de programmes en santé mondiale en Amérique du Nord a connu un essor au cours de la dernière décennie. La demande étudiante est à l'origine de la majeurepartie de cette croissance, les inscriptions au premier cycle et aux cyclessupérieurs ayant doublé au cours des dernières années, selon le Consortium des universités pour la santé mondiale.
« Mon désir d'apprendre les pratiques médicales au-delà des frontières de ma communauté a été ma principale motivation pour m'engager en santé mondiale », déclare Helene Retrouvey, étudiante en deuxième année de médecine à McGill. « Ce sera une excellente occasion de créer des liens professionnels avec des membres de la collectivité de la santé mondiale. Cela me permettra de perfectionner les habiletés et les connaissances pour améliorer la vie des autres, partout dans le monde. »
Global Health TV sera sur place pour capter les séances de la conférence, effectuer des entrevues et des reportages quotidiens. Une équipe de bénévoles sera aussi présente pour animer un blogue, échanger sur tweeter et d'autres médias sociaux pour partager les points de vue sur la conférence à mesure qu'elle se déroule.

Pour plus d'info, visitez http://2011globalhealth.org/fr/index.html


Leave a Comment


A lire aussi dans Actualite