COP18.CMP8 : Doha, porteur d’un nouvel accord pour 2020

2012-12-05 20:16:45

 

COP18.CMP8 : Doha, porteur d’un nouvel accord pour 2020

La phase active  de la 18è conférence annuelle des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a démarré depuis le 26 Novembre 2012.

Cette réunion internationale à laquelle participent 194 pays,  accueille officiellement plus de  17.000 visiteurs, dont plus de 7.000 membres d'organisations non gouvernementales, 1.500 membres des médias et 90 stations de télévision. La COP18/CMP8 de Doha évaluera les progrès réalisés dans la politique mondiale sur le changement climatique et d'offrir une plate-forme aux pays  membres pour adopter des résolutions. Il s’agit concrètement d’arriver à définir pour 2015 et au-delà un accord unique regroupant tous les pays et de s’engager dans la voie d’un changement profond du monde. Or les pays n’ont pas tous, la même conception de ce que cet accord impliquerait. Ainsi ,les Etats Unis veulent des obligations symétriques entre pays développés et pays émergents .Au sein des BASIC (Brésil , Afrique du Sud ,Inde, Chine) les positions divergent, avec notamment la Chine qui accepte l’idée d’engagement juridiques ,au-delà de 2020 ,et l’Inde qui, au nom de l’équité ,résiste à l’idée d’un instrument juridique contraignant.

Doha doit créer un cadre de confiance pour relever un éventail de défis liés aux enjeux de développement : l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités ; la garantie d’un accès de tous à l’eau, à l’énergie et à l’alimentation ; la reconnaissance d’une responsabilité universelle ; la modification des modes de production et de consommation ; la gestion des ressources naturelles et la stabilisation des prix des ressources alimentaires et des matières premières ; de la crise financière sur le processus de négociation, les pays en développement attendent des financements pour pouvoir enclencher des actions d’atténuation  et pouvoir aussi s’adapter aux effets néfastes du changement climatique ) ;la mise en place de cadres démocratiques offrant à chacun des perspectives de qualité de vie, d’expression, d’émancipation et d’épanouissement. Tous ces défis doivent trouver leur plein  aboutissement d’ici 2015 avec un triplet de point de vue à savoir : un nouvel accord sur le climat avec un processus de ratification sur la base de la plate forme de Durban (Afrique du Sud 2011) et mis en vigueur au plus tard 2020 ;la reconsolidation de nouveaux engagements des Objectifs du Millénaire   pour le Développement ainsi que l’appel des nouveaux Objectifs du Millénaire   pour le Développement Durable décidé à la conférence de Rio sur propositions des pays comme la Colombie et la Guatemala.

En somme, pour cet événement de taille, il sera question de favoriser un dialogue entre les pays Parties à la Convention, la société civile et les leaders du système des Nations Unies afin de démontrer la capacité collective du système des Nations Unies pour aider les pays moins avancés et que les pays industrialisés accepte de réduire considérablement leurs émissions de gaz à effet de serre au détriment du climat .

Gabriel ADONOU, Qatar

 

 

 

 

 


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